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 L'hygiène au Moyen-Age

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Bonne Mémé
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MessageSujet: L'hygiène au Moyen-Age   Dim 9 Déc - 0:23

http://www.lefaiseurderipailles.fr/pages/les-soins-du-corps-au-moyen-age/l-hygiene-du-corps-au-moyen-age.html


Le savon pour le corps:
Mélange de cendres de hêtre ou de saponaire et de suif de chèvre. Affiné au fur et à mesure, avec de la soude naturelle et des plantes maritimes. La graisse animale est remplacée par la graisse végétale, notamment l'huile d'olive.
Le savon reste un produit de luxe. Ceux qui ne pouvaient pas s'en acheter utilisaient la saponaire ou herbe à savon, savon du fossé, savonnière, herbe à femme, laurier fleuri.

Pour utiliser la saponaire:
La racine : Faire bouillir 15g de racine dans 60cl d’eau. Faire frémir pendant 15 min. Filtrer et rajouter 5cl d’eau de rose.
La tige : La dissolution de son suc dans l’eau aurait la propriété de mousser légèrement.
Elle était aussi utilisée pour dégraisser la laine des moutons. La plante s’appelait alors, herbe à foulon.
A la même époque elle est utilisée dans les léproseries pour nettoyer les plaies des lépreux, remplacée plus tard par des bains de soufre.
Se laver la tête ne pose pas plus de problème. Un herbier du 13e siècle conseille le jus de bette pour éliminer les pellicules et les feuilles de noyer ou de chêne pour obtenir une belle chevelure.


Pour les dents:
Pour se blanchir les dents, il fallait se les frotter avec du corail en poudre ou de l’os de seiche écrasé. Jusqu’au moyen-âge, les dents sont rarement frottées mais, quand c’est le cas - dans les milieux nobiliaires -, elles sont nettoyées avec un cordon de soie (esguillette) ancêtre du fil dentaire. C’est au XIVèmesiècle qu’apparaissent les premiers cure-dents fabriqués. On se rince la bouche à l’eau ou avec une soupe de vin, voire de l’urine (son usage, attesté depuis le monde romain est cité dans les recommandations d’usage du médecin d’Henri III et disparaît au XVIèmesiècle) et parfois avec de l’oxymel (mélange de miel, de vinaigre et de sel marin). Les mauvaises dentitions sont donc courantes.


"Aller à la selle" :
Les plus riches avaient recours à l’étoupe de lin ou de chanvre pour s’essuyer. Il semble qu’un petit morceau de bois fit son apparition au bas moyen-âge afin d’essuyer "le plus gros" et que l’on finissait avec du foin, des feuilles ou de la terre. Les gens du peuple devaient se contenter des bienfaits de la nature et utilisaient des feuilles de marronnier ou de certaines plantes à feuilles duveteuses que l’on trouve dans les jachères.


La notion de plaisir (eheh bande de coquins...), les bains:
Les statuts des étuviers interdisaient d’accueillir les malades, principalement les lépreux, mais aussi les prostituées. Déjà, dans le règlement de Saint Louis, en 1268, ce sujet est abordé : « Que nul du dit mestier ne soutienge en leurs étuves, bordiaux de jour et de nuit. » Cela démontre bien que, déjà à cette date, les bains commençaient à attirer les débauchés. Parallèlement, l’Église n’a de cesse de dénoncer l’usage du bain, du fait du relâchement des mœurs qui a cours dans les bains publics.
On peut avoir, dans les étuves publics, son cuvier particulier dans lequel on mange et boit grâce à une planche posée en travers du baquet. On peut aussi se baigner en famille ; certains baquets sont de taille respectable et on y entre à trois ou quatre, ou même plus parfois. Il y a des étuves où hommes et femmes se baignent ainsi de compagnie, mais sans être nécessairement de la même famille. L’atmosphère y est souvent gaie ; on y boit du vin épicé, on s’y repose sur des lits, on s’y caresse, et on y fait toutes sortes de choses bien agréables, quoique proscrites par la morale... Il arrive ainsi qu’une étuve dégénère en lieu mal famé et on recommande aux étuveurs, pour éviter cela, d’ouvrir leurs établissements alternativement aux femmes et aux hommes à des jours différents.Exemple d’étuve où les clients peuvent après le bain et le repas rejoindre une dame et profiter de ses services sur les lits mis à disposition.
Au début du 15e siècle un grand nombre d’étuves commencent à instaurer la séparation des sexes ; ainsi à Dijon, une ordonnance prescrit que, sur quatre étuves, deux seront réservées exclusivement aux femmes et deux autres, exclusivement aux hommes, sous peine d’avoir à payer une amende de 40 sols. En 1412, une autre ordonnance décide que les étuves seront réservées aux femmes le mardi et le jeudi, et aux hommes le mercredi et le lundi. Les autres jours, les vendredi, samedi et dimanche, les étuves se transforment en lieux de plaisirs en tout genre. Cette seconde ordonnance démontre bien que la juridiction du pouvoir municipal, à laquelle étaient soumises les étuves, avait du mal à faire appliquer ses décisions et était obligée de tergiverser.
A la suite des épidémies de pestes qui viennent donner créance aux prédications religieuses et médicales, les étuves publiques - devenues de réelles maisons de prostitutions - doivent fermer ; parallèlement, les bains privés sont en recul car on imagine que la dilatation des pores, par une toilette mouillée, affaiblit le corps et permet l’infiltration des maladies. Il est alors entendu que la crasse est un facteur de conservation. Si les chambres de bains sont encore attestées dans les maisons nobles, leur décoration est plus florissante que leur utilisation et, pour Henri IV, le bain n’est que prétexte à des rendez-vous galants.

http://medieval-lydia.blogspot.com/2010/04/lhygiene-au-moyen-age.html

L'hygiène au Moyen Âge

On a souvent en tête, lorsqu'on parle de ce thème, l'image du vilain hirsute et sale, image corroborée par la littérature.

Cependant, il ne faut pas oublier que l'Antiquité a vu l'apparition des thermes. La période médiévale est une continuité dans ce domaine, notamment avec les bains, les étuves.

Dès le XII°s, les sources nous révélant que le bain fait partie des plaisirs sont innombrables. Il s'agit notamment de certains documents tels que les traités de médecine, les herbiers, les romans profanes, les fabliaux, les inventaires après décès, les comptes royaux et princiers.

En ville ou dans les châteaux, on prenait des bains dans les mêmes grandes cuves de bois qui servaient à couler la lessive. On en recouvrait le fond d'un linge épais, afin d'éviter les échardes.
Dans les monastères, en revanche, les bains étaient réservés aux malades et aux convalescents. Il fallait d'ailleurs s'en abstenir dans les trois jours qui suivaient une saignée.

Les villageois et les pauvres se baignent nus à la rivière, ou font des toilettes devant un seau d'eau tandis que les citadins se rendent aux étuves. Toutes les villes d'Europe possèdent des bains publics : Paris en compte 27 inscrites sur le Livre de la taille à la fin du XIII ème siècle. Ces bains étaient ouverts tous les jours sauf les dimanches et jours de fêtes.
Des étuveurs se chargeaient de chauffer l'eau, puis quand elle était prête, des crieurs annonçaient l'ouverture du bain. Il fut d'ailleurs interdit de faire crier avant le lever du soleil, afin d'éviter que les clients, se pressant pour le bain, tombent sur des voleurs.

Les bâtiments qui abritaient les étuves étaient bien plus modestes que les thermes. Selon Robert Fossier (Ces Gens du Moyen Âge), dans une ou plusieurs salles voisines, des cuveaux de bois, emplis par un système hydraulique d'adduction qu'on branchait sur une fontaine ou un cours d'eau proche ; on y accédait par un marchepied pour s'immerger jusqu'à mi-corps. La contenance était d'une douzaine de baigneurs, entièrement nus. Ces étuves étaient mixtes, ce qui est d'ailleurs à l'origine de leur fâcheuse réputation. Certaines miniatures montrent, à l'arrière-plan de la salle des bains, de nombreux lits qui ne sont pas que de repos ! Les « clients » ont la tête couverte ce qui permet, pour les femmes, d'écarter l'hypothèse de simples maisons de passe, les professionnelles portant en général les cheveux dénoués.

A l'entrée, on louait une serviette de toile et un pain de savon, formé d'un mélange d'huiles, de suif et de cendre. L'entretien de la chaleur sous les cuves était assuré, comme dans l'Antiquité, par des briques réfractaires. Un fontanier y veille et un personnel de surveillance va et vient pour éviter les vols parmi les effets des baigneurs.

Pour se laver la tête, un herbier du XIIIe siècle conseille le jus de bette pour éliminer les pellicules et les feuilles de noyer ou de chêne pour obtenir une belle chevelure. Dans ce même herbier, on préconise, pour éviter la "puanteur" de s'arracher les poils et de se laver les aisselles avec du vin, associé à de l'eau de rose et à du jus d'une plante appelée casseligne. Pour se blanchir les dents, il faut se les frotter avec du corail en poudre ou de l'os de seiche écrasé.

Au XIV°s, les textes mentionnent l'apparition de lavabo empli au broc, avec écoulement par une bonde mobile. L'eau est apportée du dehors, du puits ou de la fontaine. L'usage est de se laver les pieds au coucher, le visage au lever, les mains avant de passer à table, les dents, à l'occasion. A la campagne, le bain complet sera toujours une fête familiale.



Etuves publiques.

Ici les cuviers sont plus raffinés, réduits à la dimension d'un couple et garnis d'un baldaquin.
sur la gauche une jeune femme semble se défendre contre les avances d'un barbon. Manuscrit de Valerius Maximus.
L'établissement thermal de Pouzzoles, en Italie.
Sur la gauche, la cabine de déshabillage;
sur la droite, la piscine collective.
Là aussi, hommes et femmes prennent le bain ensemble.
Les eaux sont un lieu de cure mais aussi de rencontre, comme elles le seront au XIXè siècle. Manuscrit de Pierre d'Eboli.


Les étuves
Valère Maxime, Faits et dits mémorables, Bruges, fin XVe siècle
Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 289, fol. 414v.
La toilette de l'enfant

Le bébé était lavé plusieurs fois par jour. Selon la revue Historama N°40, de juin 1987, « Barthélemy l'Anglais, Vincent de Beauvais, Aldébrandin de Sienne, au XIIIe siècle, par leurs traités de médecine et d'éducation, instaurent une véritable obsession de la propreté infantile. Le bain est donné "quand l'enfant ara assez dormi, ci le doit-on laver trois fois par jour".

Les cuviers sont bâtis aux dimensions d'un nouveau-né allongé ; généralement ils sont ovales ou circulaires, faits de douelles de bois. Dans les milieux princiers, ils peuvent être métalliques.

Ainsi, dans les Chroniques de Froissart, en 1382, il est écrit que, en pillant le mobilier du comte de Flandres, on trouva une "cuvelette où on l'avait d'enfance baigné, qui était d'or et d'argent". Certains cuviers possèdent un dais, sorte de pavillon de toile nouée au sommet d'une perche de bois qui surmonte la cuve, afin de protéger l'enfant des courants d'air ; ce raffinement est réservé aux milieux aristocratiques.

Dans la plupart des miniatures, on voit toujours la mère ou la servante tâter l'eau avant d'y tremper l'enfant car elle doit être "douce et de moyenne chaleur". On ne donne pas le bain à l'enfant sans prendre quelques précautions : le cuvier est placé devant la cheminée où flambe un bon feu ; la sortie de bain est assez grande pour bien envelopper le bambin. Elle est toujours à fond blanc même si, parfois, des rayures et des franges l'agrémentent.

La fréquence des bains s'explique par les valeurs curatives qu'on leur attribue. "On le baigne et oint pour nourrir la chair nettement", dit Barthélemy l'Anglais, auteur du Livre des propriétés des choses qui fut diffusé jusqu'au XVIIe siècle avant de sombrer dans l'oubli.

A l'instar des coutumes de l'Antiquité, le premier bain de la naissance est un rite de reconnaissance par la communauté familiale. A l'époque chrétienne, on peut dire que le baptême de l'enfant nouveau-né a repris à son compte la gestuelle de l'hygiène néonatale à cette différence près qu'il s'agit de débarrasser l'enfant non plus de ses mucosités, mais du péché originel.

De toute façon, que l'usage en soit symbolique ou matériel, l'eau est considérée sous l'aspect bienfaisant et purificateur. »


Un moment important de la journée : le bain de l'enfant.
La servante vérifie de la main la température de l'eau,
qui doit être "douce et de moyenne chaleur".
Fresque de Menabuoi, Padoue, baptistère.


Les latrines

A la campagne, la nature offrait son espace, ses bosquets, ses ruisseaux et des seaux pouvaient faire l'affaire.

En ville, on trouve des latrines publiques aménagées, autant que faire se peut, sur les rivières ou les fossés, avec des planches percées posées sur des rondins. Dans les demeures privées, on trouvait parfois des édicules dans la cour. Selon Robert Fossier, on a même, pour l'anecdote, trouvé un pictogramme sur l'un d'eux: un pot de chambre ! On pourra également trouver un conduit donnant sur l'extérieur, peu hygiénique donc.

Au XV°, on a mention d'une « chambre de retrait » avec siège, écoulement assuré par un tuyau en terre cuite jusqu'à une fosse ou un égout, et un éventoir permettant l'aération.


On l'a vu, l'hygiène est présente au moyen âge, même si elle laissait à désirer dans la rue. Cependant, elle n'a rien à envier à celle des siècles suivants: à la Renaissance, le corps devient tabou. On a peur des maladies et on estime que le corps est protégé sous la crasse. On croit alors que l'eau pénètre dans le corps par les pores de la peau et transmet la maladie. De ce fait, La toilette corporelle devient sèche. On utilise uniquement un linge propre pour frotter les parties visibles du corps. L'hygiène vestimentaire se développe : plus on est riche, plus on change de vêtements. Un habit blanc qui était devenu noir était bien perçu : il avait capté la saleté... Donc, plus besoin de se laver... Paradoxalement, l'eau est utilisée à des fins thérapeutiques: associée à des plantes pour le bain ou en décoction...

Louis XIV, à la fin du XVII°s, fait aménager, à Versailles, un appartement de bains de plusieurs pièces, richement décoré d'œuvres d'art et de marbres, censé rivaliser avec les palais romains...

Mais la baignoire octogonale finira en bassin dans les jardins du château, car la Faculté juge toujours aussi dangereuse la pratique du bain. Le roi se lave le visage et les mains... et masque ses odeurs corporelles à grand renfort de parfums et cosmétiques.

Le XVIIIème siècle voit réapparaître les latrines collectives dans les maisons, et l'interdiction de jeter ses excréments par la fenêtre, chose qui était devenue pratique courante !

De même, on incite les habitants des villes à jeter leurs ordures dans les tombereaux affectés à cet effet.

Le bain voit son retour en grâce. On comprend alors que les pores de la peau n'absorbent plus les miasmes, mais participent au contraire à la respiration. Il convient donc de se laver pour faciliter cette fonction. Les hôtels particuliers de la haute bourgeoisie sont équipés de salles de bain, pendant que la petite bourgeoisie se fait monter des bains à domicile.
Pour les pauvres, on construit des bains publics et des lavoirs.

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Baignoire médiévale. Musée de Cluny. Photo personnelle.

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Les parfums au Moyen Âge

La progression des parfums se ralentit avec l'expansion du christianisme. Toutefois, l'utilisation des onguents, des huiles, de l'encens et de la myrrhe perdurait dans la liturgie. Dès le milieu du XIIe siècle l'influence du monde arabe à travers les échanges commerciaux et les croisades ainsi que le besoin d'hygiène (utilisation de savon) contribuèrent au renouveau des parfums dans le monde occidental. En 1190, le roi Philippe Auguste autorisait l'existence d'une corporation de parfumeurs gantiers. Au XIIIe siècle, les parfums, sous forme de fumigation ou sous forme de vinaigre aromatisé, servaient de désinfectants.

Herbes et boîtes à senteurs emplies d'épices s'intégraient dans le décor médiéval tandis que la pratique des bains parfumés se développait. Venues d'Orient, les nouvelles senteurs chaudes du musc, de l'ambre, du santal, de la girofle et de la myrrhe s'ajoutaient aux parfums floraux (rose, jasmin, lavande et violette).

Les pratiques parfumées à des fins de séduction : au XIVe siècle, pour séduire le jeune roi de Pologne, la reine Elizabeth de Hongrie fit fabriquer la fameuse "eau de Hongrie", mélange de fleur d'oranger, de rose, de mélisse, de citron et surtout de romarin. Ce fut la première préparation alcoolique connue. Coussins à la rose, pommes à senteurs (pommes piquées de nombreux clous de girofle, pommes qui donnèrent le nom de pommade), chapelets odorants et fourrures imprégnées participaient à l'atmosphère parfumée des demeures princières.

Source : http://www.chaalis.fr/les1.htm

Livre : Le parfum des origines à nos jours Par Annick Le Guérer
http://books.google.fr/books?id=nwNCnERRQuEC&pg=PA86&lpg=PA86&dq=parfumer+v%C3%AAtement+bain&source=bl&ots=AhIA8mcydy&sig=0kwQ03m_9qaVnzEXZ85HIG0gduk&hl=fr&ei=McS6Tc7nI9Sr8QO7xfjLBQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CCYQ6AEwAw#v=onepage&q&f=false

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Bonne Mémé
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MessageSujet: Re: L'hygiène au Moyen-Age   Dim 9 Déc - 0:56

http://www.scienceinthebox.com/en_UK/pdf/Histoire_Lavage_Lessive_FR_Procter_Gamble_2009.pdf


TEMPS ANCIENS (2500 av. J.C. – 476 ap. J.C., environ 3000 ans)

Les bains et le lavage des vêtements ont évolué au cours des temps anciens. Les hommes commencèrent à utiliser du savon pour se laver et pour nettoyer leurs vêtements. Les Romains utilisaient des laveries publiques appelées “ateliers de foulons”, où les employés lavaient le linge en utilisant certains détergents. Les ateliers de foulons n’étaient pas un environnement sain pour ceux qui y travaillaient. Les bains publics étaient très prisés car prendre un bain était un phénomène social. Des aqueducs amenaient l’eau dans les riches demeures, tandis que la classe laborieuse devait aller chercher son eau aux fontaines publiques et aux rivières. Les installations sanitaires étaient encore rudimentaires, les déchets étaient amenés jusqu’aux rivières par des tuyaux de décharge ouverts. En raison de l’absence de tout système d’élimination des déchets, les répercussions des activités humaines sur l’environnement étaient fortes, en particulier aux alentours des villes. Les Romains aimaient être à la pointe de la mode et accordaient beaucoup d’attention à leur apparence physique.

SAVON
Le premier savon primitif était constitué de cendres de bois et d’autres plantes, par extraction avec de l’eau. Les cendres des halophytes – plantes de la région méditerranéenne – telles que la Saponaire, la Salicorne et la Soude, étaient particulièrement efficaces pour la fabrication du savon. Les vertus nettoyantes de ces solutions alcalines furent probablement découvertes par hasard. D’après la légende, le mot savon – ou plutôt le processus de
saponification – viendrait du nom d’une colline de Rome, la colline Sapo, où les animaux étaient sacrifiés et brûlés. Le suif, c’est-à-dire la graisse animale, et les cendres du bûcher étaient emportés par la pluie qui ruisselait sur le mélange le long de la colline au sol argileux jusqu’au bord du Tibre. Les femmes avaient constaté qu’en utilisant ce mélange, elles avaient moins de difficulté à laver leur linge. D’après une version moins romanesque, le mot savon viendrait du nom de la ville italienne Savone où d’importantes quantités de savon furent fabriquées au cours du 9ème siècle après Jésus-Christ. La plus ancienne référence à la fabrication du savon remonte à 2.800 av. J.C. Pour fabriquer du savon, on faisait bouillir des graisses auxquelles on ajoutait des cendres. C’est à l’issue de nombreux tâtonnements que les tribus gauloises et germaniques découvrirent le processus de saponification. Lors de la fabrication du savon, elles obtinrent également de la glycérine issue de l’action des alcalis sur les graisses (suif de chèvre, cendres de bouleau et extrait d’herbe aromatiques colorantes). L’urine humaine ou animale était couramment utilisée comme agent nettoyant dans les temps anciens. Ses vertus nettoyantes étaient dues à la production de carbonate d’ammonium alcalin issu de la fermentation de l’urée. C’est en Orient que son utilisation vit le jour, avant de se répandre en Occident.

BAINS
Les premiers bains romains ont été construits aux environs de 312 av. J.C. ; ils restèrent très populaires jusqu’à la chute de l’Empire romain au 6ème
siècle. En fin de journée, les Romains et les Romaines se retrouvaient aux bains publics. Certaines familles aisées avaient leurs propres bains privés ; ils invitaient souvent leurs amis à partager leurs bains car se ‘baigner’ était un phénomène social. Après le bain, ils passaient le reste de la soirée à savourer un repas raffiné. Les habitudes des Romains en matière de propreté et d’hygiène disparurent en même temps que la chute de l’Empire romain en 467 ap. J.C. Au Moyen-Age, le manque d’hygiène allait avoir des conséquences dramatiques. Les anciens Grecs se ‘nettoyaient’ avec des morceaux d’argile, prenaient des bains de vapeur, se gommaient la peau avec des huiles, par exemple de l’huile d’olive, et se récuraient la peau à l’aide d’un petit instrument appelé strigile qui leur permettait d’enlever la saleté et les peaux mortes. L’utilisation du savon pour le bain est mentionnée par les Egyptiens en 1.500 av. J.C.

LAVAGE DU LINGE
Des fresques retrouvées à Pompéi témoignent de l’importance que les Romains accordaient au lavage du linge. Le lavage du linge ne se faisait pas à domicile, du moins chez les Romains aisés. Le lavage était fait dans des “ateliers de foulons” – l’équivalent de nos laveries automatiques actuelles – par des employés appelés “foulonniers”. Les grands ateliers de foulons présentaient plusieurs caractéristiques communes. Ils se composaient d’une vaste pièce dans laquelle de très grandes cuves creusées dans le sol étaient reliées les unes aux autres. Les vêtements étaient mis à tremper dans ces cuves, puis lavés. Des presses, généralement en terre cuite, souvent plus petites qu’un dolium, étaient disposées sur trois pans de mur. Les vêtements étaient ensuite lavés par les employés, qui ’foulaient’ ou ‘dansaient’ sur les vêtements (ce que l’on appelle le ‘saltus fullonicus’ ; voir Sénèque, Epître 15,4) en prenant appui sur les murets de part et d’autre. Ils utilisaient des détergents, tels que la terre à foulons qui était conservée dans de petites jarres. Ce détergent permettait d’enlever le gras et de raviver les couleurs. L’urine, recueillie dans les toilettes publiques, servait d’agent de blanchiment ; il en était de même du soufre, que l’on faisait brûler sous
des cadres en bois placés en dessous des vêtements suspendus. Après avoir été pressés, les vêtements étaient remis à tremper dans les cuves, pour y enlever les détergents. Les ateliers de foulons étaient regroupés en de puissantes guildes d’artisans. Les vêtements étaient nettoyés par foulage dans des cuves en pierre contenant de l’argile et de l’ammoniaque diluée dans l’eau. Après le premier rinçage, les cuves étaient à nouveau remplies et les vêtements étaient rincés une seconde fois. Le séchage se faisait sur des cadres métalliques en
forme de cloche sous lesquels on faisait brûler du soufre (voir site Internet ‘Ostia Antica’). Les laveries romaines n’étaient pas un environnement de travail sain : les employés étaient constamment exposés à un air pollué et vicié, et leur peau était en contact permanent avec les agents chimiques présents dans l’eau. Ils couraient donc fort le risque de contracter des
maladies liées à leur métier. Les anciens Grecs utilisaient uniquement de l’eau, pas de savon, pour nettoyer le linge.

APPROVISIONNEMENT EN EAU
Aux temps anciens, l’eau qui alimentait Rome était puisée dans le Tibre. Des aqueducs transportant l’eau provenant des rivières ou des puits jusque dans la ville furent construits pendant le Bas-Empire. Les demeures des Romains fortunés étaient reliées aux aqueducs par des canalisations, mais la plupart des gens devaient se contenter des fontaines publiques ou de l’eau fournie par un entrepreneur, appelé Aquarius. Certaines maisons disposaient de citernes qui servaient à recueillir les eaux de pluie. Les aqueducs et les citernes de Carthage (Tunisie, Afrique du Nord) sont préservés jusqu’à aujourd’hui.

INSTALLATIONS SANITAIRES
Rome était dotée d’un excellent réseau de caniveaux et d’égouts parallèles aux rues. Si de nombreuses maisons disposaient de latrines, (une toilette a l’extérieure de la maison) les appartements, en revanche, en étaient dépourvus. Lorsque les habitants ne disposaient pas de latrines, ils utilisaient des pots de chambre qu’ils vidaient dans les caniveaux et égouts publics ou dans les pots de chambre publics. Les grands pots de chambre publics placés aux coins des rues étaient vidés périodiquement par les “foulonniers” qui travaillaient dans les laveries, où l’on utilisait l’urine comme additif de lavage. Les toilettes publiques étaient de vastes pièces rectangulaires que plusieurs personnes pouvaient utiliser en même temps. La construction était similaire à celle des toilettes extérieures actuelles, mais l’urine et les matières fécales étaient constamment emportées par l’eau courante des égouts situés en
dessous.

REPERCUSSIONS SUR L’ENVIRONNEMENT
Les eaux usées des habitations et des toilettes publiques étaient transportées jusqu’aux rivières, souvent par des rigoles ouvertes longeant les rues ou les séparant en deux. Par nécessité, les anciennes civilisations étaient beaucoup plus tolérantes sur le plan des mauvaises odeurs que les sociétés modernes ! Vu que les égouts et les déchets humains étaient déversés dans les rivières, sans le moindre traitement, les répercussions des activités humaines sur l’environnement étaient très importantes. Des situations similaires existent
encore à ce jour, dans les pays en voie de développement. Un exemple bien connu est celui du Gange, fleuve sacré de l’Inde, utilisé par des millions de personnes comme lieu d’ablutions et de lavage du linge, mais aussi comme réceptacle des égouts non traités et des déchets humains provenant des villes.

MODE ET TISSUS
Les Romains étaient très intéressés par la mode. Ils/elles portaient des tuniques, à hauteur du genou pour les hommes et de la cheville pour les femmes. Ces lourdes toges, souvent portées pendant les événements officiels, étaient conçues en tissus de l’aine, de lin, de soie ou de coton. En général, Les femmes étaient très maquillées et portaient des bijoux ; il s’agissait habituellement d’or et de pierres précieuses dans les classes supérieures et de
bijoux en ambre dans les classes inférieures.


MOYEN-AGE (476 ap. J.C. – 1453 ap. J.C., environ 1000 ans)
Au Moyen-Age (environ 476 ap. J.C. jusque 1453 ap. J.C.), les populations européennes se préoccupent beaucoup moins de l’hygiène, et la santé publique décline. Les hommes commencent à avoir une peur superstitieuse de l’eau, croyant qu’elle véhicule des maladies, de sorte que les bains ne font plus partie des activités quotidiennes. Au lieu de cela, les gens prient et font des pèlerinages, ils croient que le péché est aussi à l’origine des maladies. Les
vêtements ne sont lavés qu’après avoir été portés plusieurs mois. Les villes sont surpeuplées. Les eaux usées des foyers et le contenu des pots de chambre sont déversés dans les rues. Ce manque d’hygiène personnelle et les conditions de vie insalubres – en particulier l’absence de traitement des déchets – ont des conséquences terribles. Les épidémies ravagent l’Europe. La peste noire du 14
ème siècle tuera 10 millions de personnes.

SAVON
Au Moyen-Age, le savon servait essentiellement à laver les vêtements. Au 7
ème siècle, les commerçants arabes firent découvrir aux peuples d’Europe les pains de savon ; rapidement, la fabrication du savon devint un artisanat bien établi en Europe. Les fabricants de savon se regroupaient en guildes d’artisans pour protéger jalousement leurs secrets de fabrication. La production de savon commença à se différencier d’une région à une autre. Dans les pays méditerranéens, comme l’Italie, l’Espagne et le sud de la France, le savon était fabriqué avec de l’huile d’olive. C’est au cours de cette période que la fabrication du savon de Castille vit le jour en Espagne. Dans les pays d’Europe du Nord, le savon était fabriqué avec des graisses animales, essentiellement du suif et parfois même des huiles de poissons. On y ajoutait des herbes aromatiques pour les parfumer. Les savons à base d’huile d’olive étaient de meilleure qualité que ceux à base de graisses animales et les savonneries du sud de l’Europe commencèrent à exporter leurs produits dans d’autres pays. Au 9ème siècle, Marseille, Genève, Savone et Venise devinrent des villes réputées pour leurs savonneries industrielles. Ces régions disposaient de grandes quantités d’huile d’olive et de soude, dont les cendres servaient à faire la lessive. Au cours du 10ème siècle, la production de savon se développa
dans de nombreuses villes européennes. Au 12ème siècle, l’Angleterre commença à fabriquer du savon, les savonneries anglaises prirent leur essor, et leurs affaires restèrent florissantes pendant plusieurs siècles. En 1622, le roi Jacques 1er accorda un monopole à un savonnier pour une somme de 100.000 $ par an ! Jusqu’au 19ème siècle, le savon resta, dans la plupart des pays, un produit de luxe, inabordable pour l’homme de la rue.

BAINS
En Europe, des villes disposaient de bains publics, appelés étuves, où deux ou trois personnes pouvaient prendre ensemble un bain dans un grand baquet en bois. Les nobles avaient leurs bains privés et même parfois des pièces carrelées consacrées aux ablutions. Au début du Moyen-Age, la pratique du ‘bain’ se perdit car la population commença à croire que les bains propageaient les épidémies. Mais comme on croyait également que les mauvaises odeurs propageaient les maladies, on commença à utiliser des parfums en grande quantité.

LAVAGE DU LINGE
Les vêtements n’étaient lavés que tous les deux ou trois mois. On les faisait tremper dans un baquet rempli d’une solution lavante à base de terre de foulons ou d’argile blanche. Ils étaient ensuite foulés au pied ou battus, et les eaux sales s’écoulaient par un trou du baquet. Ce processus était répété jusqu’à ce que l’eau sorte limpide du baquet. Les vêtements étaient ensuite rincés, essorés à la main et séchés au grand air.

APPROVISIONNEMENT EN EAU
Les demeures des citoyens plus aisés et des nobles disposaient d’eau courante, tandis que les paysans allaient chercher l’eau aux fontaines on dans les puits. En raison de l’absence de tout système d’épuration, l’eau de boisson était souvent contaminée. Les eaux usées étaient déversées directement dans les rues.

DECHETS HUMAINS
Les pots de chambre qui servaient à recueillir l’urine et les matières fécales humaines étaient vidés dans les rues. Certaines villes disposaient d’une réglementation imposant aux citoyens de prévenir les autres avant de vider leurs pots de chambre, afin d’éviter tout incident déplaisant. Dans de nombreuses maisons, le premier étage comportait une protubérance à
l’arrière, où l’on recueillait les excréments.

REPERCUSSIONS SUR L’ENVIRONNEMENT
En particulier dans les villes, les répercussions des activités humaines sur l’environnement étaient très fortes. Les déchets étaient déversés dans les rues, où ils stagnaient pendant des jours avant d’être rejetés, sans être traités, dans les rivières et cours d’eau.

MODE ET TISSUS
La plupart des gens au Moyen-Age portaient des vêtements en laine sur des sous-vêtements en toile. Les personnes aisées portaient des vêtements de couleurs plus vives réalisés dans des tissus de meilleure qualité. Vers la fin du Moyen-Age, les vêtements devinrent plus élaborés. Les hommes riches portaient des chausses et une veste, souvent avec des basques,et les femmes de la noblesse avaient un faible pour les jupes flottantes et les coiffes en
forme de cœur ou de papillon, ou les hennins.


RENAISSANCE (environ 1450 ap. J.C. – 1700 ap. J.C. ; environ 200 ans)
La Renaissance – de 1450 à 1700 après J.C. – fut une période d’essor des arts et de la culture en Europe. Cependant, au début de cette période, l’hygiène est nettement restée dans l’obscurantisme du Moyen-Age. Les hommes continuent à avoir peur de l’eau ; ils croient, en effet, que l’eau en dilatant les pores de la peau, expose les organes à des maladies épouvantables. Mais au cours de la Renaissance, le souhait de la noblesse de faire la preuve de son appartenance à une classe supérieure incite toutefois les nobles à accorder
davantage d’importance à leur hygiène personnelle. La mode et le changement fréquent de vêtements propres sont deux symboles d’appartenance à la classe aisée. La science progresse, les médecins commencent à comprendre que le manque d’hygiène est un facteur de propagation des maladies contagieuses et certains vont même jusqu’à prôner de prendre un bain tous les jours ! Des campagnes de propreté sont organisées, et l’on recommande aux populations de faire bon usage du savon. Au cours de la Renaissance, le savon devient
plus élaboré, mais le lavage du linge reste un véritable rituel nécessitant énormément de temps. Bien que les W.-C. aient été inventés, cette merveille sanitaire n’équipera la plupart des maisons que bien plus tard, vers le milieu du 19ème siècle, vu le manque de systèmes adéquats d’approvisionnement en eau et de réseaux d’assainissement.

SAVON
La fabrication du savon se spécialisa en France au cours des 15ème et 16
ème siècles. Le savon était fabriqué à petite échelle à partir de suif de chèvre et de cendres de bouleau ; c’est au 17ème siècle que des savonneries industrielles ont été construites. La première, construite par décret royal à Toulon, remporta immédiatement un vif succès. Plusieurs usines furent
construites à Marseille. A la fin du siècle, Marseille devait importer des matières premières de tous les pays du bassin méditerranéen afin de satisfaire à la demande ; les Français améliorèrent le processus de saponification en remplaçant les graisses animales par des huiles végétales. Le savon a toujours, au fil des siècles, été utilisé pour laver le linge. Ce n’est, toutefois, que vers la fin de la Renaissance que des populations le réutilisèrent pour se laver et se raser.

BAINS
Pendant toute la période de la Renaissance, les populations pensaient que l’eau pénétrait dans la peau et propageait les maladies. Louis XIII ne prit, par exemple, son deuxième bain qu’à l’âge de 7 ans ; quant à Louis XIV, il ne prenait de bains que si des médecins les lui prescrivaient pour des raisons médicales. On pensait à l’époque que seule une couche de saleté pouvait protéger le corps, de sorte que les gens se lavaient en frottant les parties
exposées de leurs corps à l’aide d’un linge sec, parfois parfumé. Pourmontrer qu’ils étaient “propres”, les nobles portaient des chemises en toile de lin blanc qu’ils changeaient tous les jours. En 1626, Savot, un spécialiste du savoir-vivre, écrivit : “Nous pouvons plus facilement faire sans [les bains] que nos ancêtres, puisque nous portons du linge propre”. Au milieu du 17ème
siècle, une poudre parfumée était saupoudrée sur les vêtements pour qu’ils sentent le frais plus longtemps ; du coup, les nobles ne ressentirent plus le besoin de se changer aussi souvent. Ce manque d’hygiène commença à évoluer vers la fin de la Renaissance. Les odeurs corporelles étaient de moins en moins tolérées et la propreté prit beaucoup d’importance. Les bains publics redevinrent populaires (comme ils l’avaient été jadis à Rome) ; on pouvait
souvent y écouter de la musique et s’y restaurer. Mais comme la nudité était taboue, les gens prenaient leur bain tout habillés. En signe de politesse, les hôtes proposaient à leurs invités de prendre un bain et, au 15ème siècle, proposer un bain faisait partie du code de l’hospitalité. Le lavage des mains avant et après les repas est souvent mentionné dans la littérature de cette époque et les bassins apparaissent régulièrement sur des illustrations. Aux
14ème et 15ème siècles, le lavage des mains faisait l’objet d’une cérémonie raffinée au cours des banquets ; cette cérémonie se faisait en présence d’un domestique appelé ‘lavandier’, qui apportait de l’eau et des serviettes aux invités avant un festin. En dehors de l’Europe, prendre un bain régulièrement faisait partie des coutumes. En Inde, l’institution du Gushalkhana (salle de bains) fut établie par les rois Mughal en 1556. Oppressés par la chaleur et la poussière, les rois firent construire de luxueuses installations de bain et de
massage, mais ces installations étaient réservées aux riches. Des manuels indiens du 17ème siècle décrivent le rituel du bain qui se déroulait dans les ghats, bains publics situés sur les berges d’un fleuve.

LAVAGE DE LINGE
Les villes comptaient un très grand nombre de laveries vu que le linge devait rester propre ; les femmes faisaient aussi souvent leur lessive chez elles, mais ce travail continuait d’être éreintant. Il fallait faire tremper le linge, le faire bouillir, le battre, puis le rincer, l’essorer à la main et le faire sécher au grand air. Les planches à laver et battoirs facilitèrent un peu le lavage mais il s’agissait toujours d’une tâche prenant beaucoup de temps. Les restes des
eaux savonneuses étaient donnés aux pauvres car le savon restait un produit fort onéreux pour la plupart des gens. En plus des lavages réguliers, un “Grand Nettoyage” avait lieu deux fois par an. Il s’agissait d’un rituel symbolique qui durait trois jours. D’aucuns prétendent qu’il représentait l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Le “Grand Nettoyage” était un symbole de purification, de triomphe de la propreté sur la saleté. Des rituels avaient également lieu dans des laveries municipales en Asie, Amérique du Nord et Amérique du Sud.

APPROVISIONNEMENT EN EAU
Au cours de la Renaissance, certaines améliorations furent apportées au système de distribution d’eau. L’eau ne pouvait être distribuée que par des moyens mécaniques. Les demeures des riches et certains lieux de culte, comme les monastères, disposaient de canalisations d’eau, tandis que les pauvres devaient aller chercher de l’eau dans les puits et les rivières et la ramener chez eux. En 1698, Thomas Savery et Thomas Newcomen inventèrent la machine à vapeur. Elle fut par la suite perfectionnée par James Watt et Benjamin Franklin. Cette invention allait permettre aux réseaux de distribution d’eau de voir le jour ultérieurement.

INSTALLATIONS SANITAIRES / DECHETS HUMAINS
Les pots de chambre continuèrent d’être utilisés au cours de cette période mais désormais, de petites pièces ou cabinets de toilette étaient réservés à un usage en privé de ces pots de chambre. D’où les termes “cabinet” et “cabinet d’aisances”. Le contenu des pots devait être vidé manuellement. En 1596, Sir John Harrington, filleul de la Reine Elizabeth, installa un cabinet de toilette pour la reine et pour lui. Toutefois, ayant été ridiculisé par ses pairs pour
son invention, il n’en construisit pas d’autre.

REPERCUSSIONS SUR L’ENVIRONNEMENT
La pollution continuait d’être un problème en raison de l’augmentation démographique des villes. Les eaux usées des ménages et des laveries, de même que les déchets humains, étaient toujours déversées dans les fleuves et les rivières sans le moindre traitement.

MODES ET TISSUS
Pendant la Renaissance, les vêtements revêtaient beaucoup d’importance pour les nobles car ils attestaient de leur propreté et de leur richesse. Les femmes portaient plusieurs épaisseurs de vêtements : une chemise, des bas, un corset lacé, un cache-corset, des jupons et, pardessus, une robe. Les jeunes filles et les femmes portaient un foulard ou un chapeau. Les garçons s’habillaient comme leur père et portaient des chemises, une veste cintrée, des chausses et des hauts de chausses. Les vêtements étaient fabriqués en laine, coton, soie
naturelle, toile, lin ou cuir. Les tissus teints étaient rares et réservés, la plupart du temps, aux personnes riches qui pouvaient se les offrir ; le pourpre et le rouge étaient des couleurs très difficiles à obtenir, qui étaient réservées exclusivement à la royauté.
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MessageSujet: Re: L'hygiène au Moyen-Age   Dim 9 Déc - 1:02

http://etab.ac-montpellier.fr/~w0660519f/anneaux/viequotidiennema.pdf

Le texte du début du XIII
e
siècle cité précédemment indique aussi : « lavez vos mains, vos doigts,
vos ongles, votre visage ». Ainsi, il n'était procédé à la toilette qu'une fois les vêtements mis, et on se bornait à nettoyer les parties du corps qui restaient visibles, parce que plusieurs personnes partageaient la même pièce, et qu'il n'y avait aucun moyen de s'isoler pour la toilette. Cependant, les paysans faisaient régulièrement des toilettes plus poussées, qu'ils pratiquaient torse nu devant un seau d'eau. En ville ou dans les châteaux, on prenait des bains dans les mêmes grandes cuves de bois qui servaient à couler la lessive. On en recouvrait le fond d'un linge épais, afin d'éviter les échardes. Dans les monastères par contre, les bains étaient réservés aux malades et aux convalescents
(personnes en train de guérir). Il fallait d'ailleurs s'en abstenir (ne pas en prendre) dans les 3 jours qui suivaient une saignée. Les plus pauvres citadins (habitants des villes) se contentaient des bains publics. On sait par exemple que Paris en comptait 26 en 1292. Ces bains étaient ouverts tous les jours sauf les dimanches et jours de fêtes. Des étuveurs se chargeaient de chauffer l'eau, puis quand elle était prête, des crieurs annonçaient l'ouverture du bain. Il fut d'ailleurs interdit de faire crier avant le lever du soleil, afin d'éviter que les
clients, se pressant pour le bain, tombent sur des voleurs. Le docteur ne pouvait pas attraper des microbes, à cause de la robe qui le protégeait.
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MessageSujet: Re: L'hygiène au Moyen-Age   Dim 9 Déc - 1:04

http://www.patauge.org/articles/autresArticles2.php?id=1

En Normandie, depuis le moyen Age, les femmes savent reconnaître au bord des chemins, le long des haies, à la lisière du bois, les plantes utilisées pour la lessive. Elles connaissent les herbes pour savonner, rincer, raviver les couleurs et parfumer le linge.



Herbe à savon

Herbe à savon

Quand le savon vient à manquer, les femmes se rendent au bord des ruisseaux ou au pied de quelques talus secs pour y cueillir l'herbe à savon. La saponaire officinale est une plante commune, vivace. Elle fleurit de juin à septembre. Toutes les parties de la plante, même la racine, moussent légèrement, froissées dans l'eau. Cette mousse a un pouvoir détergent connu. Au Moyen Age, elle était utilisée pour dégraisser la laine des moutons. La plante s'appelait alors 'herbe à foulon'. A la même époque elle était utilisée dans les léproseries pour nettoyer les plaies des lépreux, remplacée plus tard par des bains de soufre. La saponaire officinale s'installe aujourd'hui comme plante ornementale dans les jardins. La variété à fleurs doubles Plena est réputée pour sa floraison tardive.


Aunée

Pour rincer : iris et aunée

Du temps de la buée, le linge est déposé dans une cuve, sur le dessus une étamine contient la cendre de bois de pommier et quelques feuilles de laurier sauce. L'eau bouillante passée en imprègne les vêtements. Plus tard, on utilise, dans la lessiveuse, des morceaux de racine d'iris des marais ou de l'iris des jardins pour redonner sa fraîcheur au linge. Dans quelques localités de Basse-Normandie, on arrache la racine de l'aunée à grandes feuilles. Plante sauvage spontanée, elle colonise les talus et quelques fossés du Pays d'Auge et du littoral ouest du Cotentin. Elle est aussi parfois cultivée dans les jardins. Sa racine dégage une agréable odeur de violette. Les racines d'iris ou d'aunée sont séchées et conservées.


Lierre

Feuilles de lierre pour les vêtements de deuil

Le noir est porté très tôt dans les familles : au début du XXème siècle la mariée est parfois en noir. Dès le premier deuil dans la famille, les vêtements sont teints par la ménagère, ou confiés à la teinturerie. Mais le noir passe, exposé à la lumière. Pour lui redonner sa brillance, les femmes mettent à tremper les vêtements de deuil avec des feuilles de lierre.


Garde-robe

Les plantes gardes-robes

L'aurone est cultivée depuis le Moyen Age comme plante médicinale. C'est une armoise au feuillage très finement découpé. Elle est utilisée comme plante stimulante de la digestion, vermifuge, mais elle est également appliquée sur les morsures de serpent, et même recommandée dans les cas de possession démoniaque. Dans les armoires on suspend un rameau d'aurone pour parfumer le linge et en éloigner les insectes. La santoline est utilisée pour ses propriétés identiques : dans les armoires, elle sert de garde-robe, en éloignant les mites.

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MessageSujet: Re: L'hygiène au Moyen-Age   Dim 9 Déc - 3:13

Sur la terre de foulon:

Argile smectique
La terre à foulon ou argile smectique (Smectique du grec smêktikos, σµηκτικός, signifiant apte à nettoyer, essuyer) est une terre-argile aux vertus particulières.
Sommaire [masquer]
1 Caractéristiques
2 Emploi
3 Définition de smectique
4 Autres emplois
5 Note
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes
Caractéristiques[modifier]

Les propriétés apparentes sont : saponifères, détersives, dégraissantes et moussantes.
C’était une argile d’un gris verdâtre, très hydratée, contenant presque toujours un peu de chaux, de magnésie et d’oxyde de fer ; elle est peu fusible, grasse au toucher et qui se délaye facilement dans l’eau qu’elle rend savonneuse, sans former une pâte très ductile.
Selon un traité de minéralogie traitant de l’argile smectique1, Cette argile, selon M. Richard Kirwan (1735-1812), se polit par frottement, n’adhère point à la langue, est un peu grasse au toucher et presque friable. Mise dans l’eau, elle s’y réduit en particules sans cohérence, en quoi elle est surtout distinguée de l’argile glaise. Wallerius (1709-1785) dit que quand on la broie avec le doigt mouillé, elle produit une écume savonneuse. Mais cette propriété n’a pas lieu pour toutes les argiles smectiques2. La couleur a souvent une teinte de verdâtre, jointe au gris, au blanc, au brun, etc.
Dans un autre traité publié en 1832 par l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, on lit : L'argile smectique ne contient pas, comme l'argile calcarifère, de carbonate de chaux, si ce n'est au point de contact des deux argiles. Au chalumeau, elle est fusible ; dans l'eau, elle est désagrégeable et ne forme qu'une pâte courte ; sa couleur ordinaire est le jaune-salé passant au grisâtre, souvent bigarré de brunâtre.
Sous le nom de dielle, elle est également mélangée avec la houille menue pour constituer des boulets pour chauffer les appartements. Lorsqu'elle est grasse, fine et ne renferme pas de corps étrangers, elle sert à fouler les draps.
Emploi[modifier]

Ce sont ces propriétés qui la font utiliser pour le foulage ; elle sert à enlever aux étoffes de laine le gras dont on imbibe les fils pour faciliter leur filage et leur tissage. Les tissus, les draps sont mis dans des auges avec la terre à foulon, abondamment arrosés pour y être foulés, soit manuellement avec un fouloir à main, soit mécaniquement avec des maillets mus par la force de l’eau dans les moulins à foulon.
À Paris, elle était employée comme pierre à détacher et provenait des dépôts gypseux de Montmartre, Pantin, etc. Son emploi, seule ou mélangée avec un peu de soude, lui donnait la propriété de raviver les couleurs des étoffes. La pierre, une fois trempée dans l’eau, était frottée sur la tache ; la couche terreuse une fois séchée était enlevée par brossage ; le gras était absorbé par l’argile.
Définition de smectique[modifier]

Smectique : (du grec smêktikos) caractérise la phase structurelle des corps où les molécules sont disposées en « feuilles » (dans des plans parallèles), capable de glisser les unes sur les autres. Qualifie un état mésomorphe, c’est-à-dire intermédiaire entre l’état cristallin et l’état liquide de certains cristaux liquides. Se dit des substances onctueuses comme le savon.
Autres emplois[modifier]

Le Ghassoul ou Rhassoul, originaire du Maroc, est utilisé pour la fabrication de produits cosmétiques (savon, shampoing, etc).
Entre dans la fabrication de patines destinées à donner un aspect vieilli aux meubles.
Utilisation de la terre à foulon (ou saponite) pour le détachage des bétons.

Le foulage consiste (théoriquement) à fouler au pied certaines matières : cuirs, laines, tissus divers, pour leur donner épaisseur ou consistance, souvent pas sans un agent supplémentaire bien actif.

La terre à foulon est une argile pulvérisée mentionnée à plusieurs titres :

- elle permettrait de réaliser le dégraissage de tissus, de cuirs, etc.
- elle pourrait être utilisée comme pigment blanc pour certaines peintures décoratives. Non sans intention annexe : il s'agirait de dégraisser le support tout en le teintant.
L'une de ses propriétés est donc de décomposer les graisses, sans doute de les saponifier, possiblement à cause de propriétés alcalines liées à la présence possible de coquillages ou d'autres éléments calciques à différents stades d'évolution.

On mentionne l'emploi de terre à foulon dans la fabrication de patines destinées à donner un aspect vieilli aux meubles.

Cette terre est parfois décrite comme légèrement transparente et plutôt brune, mais nous avouons manquer cruellement d'informations supplémentaires. N'hésitez pas à nous contacter.



Note : les termes foulon et foulage ont acquis différents sens, notamment locaux, qui n'ont pas forcément un rapport avec la terre à foulons. A ce sujet également, n'hésitez pas à nous contacter.


Peut se présenter en savon:
http://nsm02.casimages.com/img/2009/08/26//090826040637734024321191.jpg
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MessageSujet: Re: L'hygiène au Moyen-Age   Dim 9 Déc - 4:03

Il n’y a pas encore aujourd’hui de lavage du linge sans lessive. Elément indispensable, le produit lessiviel a beaucoup évolué au cours du siècle. On peut identifier trois produits phare : le savon, la lessive et l’eau de Javel.
Avant l’industrialisation de ces produits, le lavage s’effectuait avec différents composants que l’on trouvait dans la nature. La Bible évoque le lavage avec le Trona (des formules de savon à base de soude naturelle, qui forme une croûte au bord de certains lacs salés) et la potasse. On sait que les tiges et les racines de la saponaire étaient utilisées.
L’urine était utilisée par les foulons romains, et on lit parfois que ce produit était encore utilisé au début du XXe siècle, notamment pour le traitement des draps bleu d’officier de marine.
Pour le blanchissage des produits d’origine végétale (chanvre, lin, coton), le pouvoir dissolvant de l’eau a toujours été renforcé d’additifs trouvés dans la nature : efflorescences salines, produits proches du salpêtre du sol, colloïdes des sols argileux, urine putréfiée, herbe de Borith ou saponaire[1] (« herbe des foulons »), cendre de bois ou de fougères, Pissat, fiel de bœuf, terre à foulon, plumes de poussins…
Le blanchissage de la laine ou de la soie relevait d’un travail différent. Chez les romains, la laine était dessuintée avec de l’urine humaine (redevance imaginée par l’Empereur Vespasien). Et on peut d’ailleurs lire dans la revue L’Art Ménager de septembre 1928 : « En Islande, on a également conservé ce procédé, et les femmes emploient l’urine mélangée avec de la cendre. »

Le Savon

Tous les éléments du savon ont toujours été utilisés : huiles, cendres de plantes contenant de la soude ou de la potasse. Le savon est une substance détersive, qui émulsionne les corps gras des taches, c’est-à-dire les réduits en fines gouttelettes, que le rinçage à l’eau entraîne ensuite.
Le mot savon viendrait du mot gaulois sapo (certains disent de la ville italienne de Savone) mais il n’est pas d’origine gauloise (il y a un vrai débat sur ses origines gauloises). Les Gaulois fabriquaient un savon à base de cendre de hêtre et de graisse de chèvre, dont ils se servaient pour teindre les cheveux. Il faudra attendre le IVème siècle pour que le savon soit utilisé pour la toilette et l’entretien du linge.
C’est la civilisation arabe qui a fait évoluer l’usage du savon, en ajoutant à sa composition de la cendre de varech, riche en soude et en remplaçant la graisse animale par l’huile d’olive. Les premiers ateliers artisanaux de fabrication de savon s’installent sur les rives de la Méditerranée et notamment à Marseille dès le XIVème, marquant le début de la longue histoire du célèbre « Savon de Marseille ». Au XVIIème siècle, le stade artisanal est dépassé et Marseille compte alors trois fabriques de savon.

On fait aussi du savon avec de la lessive, à condition que celle-ci ait une concentration convenable ; on la mélange avec de la graisse de bœuf, de porc ou de mouton fondue, ou de l’huile végétale. Avant que le mélange ne refroidisse, on y fait fondre du sel qui finit par se déposer au fond du récipient tout en durcissant le savon. Quand le sel s’est déposé, on se débarrasse de l’eau salée et on verse le savon encore liquide dans les moules en bois doublés d’un tissus humide. On y ajoute des colorants (sans alcool qui détériore le savon : carotte, betterave, épinard…) et des parfums (lavande, romarin, citronnelle, thym…). Ce savon s’améliore avec le temps.


Lessive

Jusqu’à l’arrivée des lessives chimiques, on obtenait la lessive en laissant l’eau traverser la cendre du charrier. Le sel de potasse contenu dans les cendres se dissolvait et formait une sorte de savon avec les graisses qui constituaient généralement la saleté du linge. Pour que la saponification s’effectue d’une manière complète, il importait que la lessive ne dépasse pas un certain degré de concentration. « Il faut se garder de la faire chauffer jusqu’au point de la faire bouillir ; car la trop grande chaleur, loin de détacher la crasse et les matières grasses (…) gâte le linge. » précise l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

A la cendre, peu à peu se substituent les cristaux de soude. C’est en raison de la propriété de la potasse de dissoudre les corps gras que l’on conserve les cendres. Les sels de soude, les cristaux surtout, sont connus depuis longtemps. Avant 1792, la soude provenait exclusivement de la combustion de végétaux marins. Elle est surtout importée d’Espagne et coûte chère. On en a besoin dans les verreries, pour l’éclairage des villes, pour la fabrication de savons durs… Elle a la même propriété que la potasse et ses cristaux se dissolvent bien dans les eaux calcaires, les adoucissent et ont un pouvoir anti-redéposant.
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MessageSujet: Re: L'hygiène au Moyen-Age   Dim 9 Déc - 4:57

http://etablissements.ac-amiens.fr/0021939x/Annexe/mpi/mpi7_22/legouge_perdreau/Historique.html
http://toutsurlesbulles.free.fr/site/lesavon.html

Savons durs : soude avec huiles et graisses contenant un fort pourcentages d’acides gras saturés.
Savons mous ou semi fluides : potasses avec huile de linette, huile de graine de coton ou huiles de poissons.
Savon pour le lavage à l’eau de mer : potasse et huile de coprah.
Savon blanc (savon de toilette de luxe) : potasse avec huile d’olive de premier choix
Savon à barbe : contient des stéarates de potassium et de sodium pour une mousse persistante.
Crème à raser : savon à barbe avec huile de coprah.
Savon de Marseille : 63% d’acides gras et résiniques et 28% d’eau
Savonnettes : copeaux de savon de Marseille avec du beurre de karité.
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