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 Tissus, cuirs et fourrures

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Bonne Mémé
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MessageSujet: Tissus, cuirs et fourrures    Lun 4 Fév - 19:37

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Tissus
Fourrures
Cuirs
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Aemilia
L'agnelle


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MessageSujet: Re: Tissus, cuirs et fourrures    Ven 30 Aoû - 4:04

TISSUS



Lien intéressant

A cette époque, nombre de tissus précieux provenaient d'Orient ou étaient fabriqués dans certaines régions d'Italie, plus particulièrement celles de Gênes et de Venise ainsi qu'en Espagne. Cependant, ce sont les étoffes de laine qui tinrent la première place durant tout le Moyen-Âge : leurs qualités étaient très variables ainsi que leurs prix.
Les italiens produisaient en quantité toutes sortes de tissus tels que velours, satin (ou taffetas) qui faisaient le bonheur de toutes les classes favorisées de l'Europe.
Venise devint un important producteur de soie grâce à l'installation des Lucquois sur leur territoire. Elle devint également le plus grand fournisseur et importateur du marché mondial.
L'Espagne était également très friande de soie dont les fabriques survécurent après le départ des musulmans.
Une large gamme de couleurs nouvelles fit son apparition grâce aux teintures et aux mélanges de fils de teintes différentes. De plus, les couleurs perdirent le caractère symbolique qu'elles avaient auparavant, ce qui permit à chacun de porter les teintes de son choix quelle que soit sa classe sociale. Cependant, le vert était plutôt réservé aux jeunes.
Les tissus de soie étaient réalisés à partir d'armures variées : rayures, damiers, figures... On pouvait mélanger les fils de soie et les fils de lin. On peut aussi mélanger le coton et l'or.
Cependant, cette soie tant prisée ne fut jamais aussi prépondérante que les draps de laine fabriqués par l'industrie flamande. Contrairement à la soie, ils étaient toujours de coloris uni.
Les habits de luxe étaient agrémentés de broderies et d'applications représentant toutes sortes de sujets : animaux, végétation, figures diverses.
Les tissus d'Orient eurent, eux aussi, beaucoup de succès, dans les vêtements de luxe.
Après le Moyen-Age: l'Europe se fournissait en mousseline de soie et d'or venant de Mossoul, de damasquins aux motifs tissés venant de Perse ou de Damas, de soies à décor de figurines nommées "baldacchino", de draps à fond rouge ou noir ornés d'oiseaux bleus et or, venant d'Antioche, etc ...
Tous ces motifs typiquement orientaux furent largement copiés par les européens. Pourtant, peu à peu, les goûts se transformèrent et les thèmes occidentaux se libérèrent de l'influence orientale. L'Italie, par exemple, donna la primauté au décor floral stylisé. La mode des semis de fleurs s'étendit principalement à Florence et à Gênes.
Durant tout le moyen-âge, la laine reste le textile le plus employé, viennent ensuite le lin et le chanvre puis la soie et le coton. La qualité et le prix de la laine étaient très variables. Apparue à l’Antiquité, l’industrie drapière renaît dans les Flandres dans la seconde moitié du XIème siècle. Au XIIIème siècle, l’Angleterre va s’équiper de moulins à foulon ce qui entraîne une dispersion de la production et des exportations.



Brocart
Riche étoffe de soie, brochée d'or ou d'argent.

Siglaton : brocart d'or oriental, signe de très grand luxe.



Chanvre
Ses fibres servaient à confectionner des vêtements en Chine et en Europe. Les vêtements royaux occidentaux étaient souvent constitués de mélanges de chanvre et de lin. Le papier de chanvre est utilisé jusqu'au XIXe siècle Les fibres ont longtemps été utilisées pour fabriquer les billets de banque avant d'être remplacées par de l'ortie. Elles sont également utilisées pour les cordes et cordages, et ont été utilisées pendant longtemps pour les voilures des bateaux. La première Bible imprimée par Gutenberg l'est sur papier de chanvre.
C'est une fibre qui est cultivée, tissée et utilisée au quotidien par les paysans, tout comme l'ortie, un peu moins répandue cependant.

Futaine : La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du 13ème siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom. Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers.

Tiretaine : tissu de laine de qualité moyenne. Chaîne de lin et de chanvre, trame de laine.



Coton

Fibre textile cellulosique naturelle constituant les poils séminaux qui poussent à la surface des graines du cotonnier. Cultivé d'abord en Italie au XIIe, il sert de matelassage aux gambisons et hoquetons. On le tisse aussi sous diverses formes dont la futaine qui peut être velue, fine, blanche, ou à grains d'orge.
Le coton a été introduit en Europe par les musulmans au IXème siècle mais n’a jamais été cultivé durant le moyen-âge. C’était un tissu rare, de grande valeur.
Il est importé d'Egypte, d'Inde, puis d'Italie. Il est utilisé en cotonnade (ouate non tissée).

Futaine : La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du XIIIe siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom. Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers.



Laine

Au Moyen-Age, la laine est plus tissée que tricotée. Elle est faite à partir de différents animaux: moutons, chèvres...

Les opérations de préparation de la laine :
Jusqu’au début du XIVème siècle, on prélève la laine sur des moutons adultes. Il faut d’abord laver les bêtes sur pied et les tondre vers le mois de mai. Pour la draperie de qualité, les laines mortes sont écartées et réemployées pour la constitution de draps grossiers. Les parties abîmées sont enlevées. Puis on passe au battage sur claies servant à dilater la laine. Par la suite, celle-ci sera dessuintée par bains successifs puis ensimée à l’aide de matières huileuses qui vont l’adoucir. Pour dégager les fibres longues, on procède on peignage ce qui facilite la filature. La filature se réalise soit au fuseau soit à la quenouille. La première technique sert à tordre et à enrouler le fil tandis que la deuxième permet de fixer le paquet de laine. Un disque de pierre épais servant de contre poids pouvait aussi être utilisé, on l’appelle alors fusaïole. Apparue entre le XIIème siècle et le XVème siècle, le rouet est une poulie avec une corde sans fin reliée à une grande roue motrice. Les fils seront ensuite mis en écheveaux pour être tissés.

Le tissage :
Autant le filage était consacré aux femmes, le tissage est essentiellement masculin. Le tissage est l’entrecroisement de deux séries de fils : les fils de chaîne (tendus sur le métier) et les fils de trames (insérés au fur et à mesure). Différents types de métiers existaient :
- Métier horizontal (aussi appelé basse lice) est maintenu au sol par quatre petits poteaux. Des barres parallèles appelées ensouples portent les fils de chaîne. On travaille accroupi.
- Métier vertical (aussi appelé haute lice) est constitué d’un cadre de bois où les fils sont tendus par des poids. La barre de lice, parallèle à l’ensouple constitue l’amélioration puisqu’elle permet de soulever en une seule fois les fils de trame, ce qui accélère le travail.
- Métier à bras apparaît fin XIIème – début XIIIème siècle, il est constitué de fils de chaîne tendus horizontalement entre une ensouple et une traverse. Les barres sont levées et abaissées au moyen de pédales.

Les apprêts :
Le foulage du drap est destiné au feutrage. Plongé dans des bains spéciaux, le tissu est purgé de ses impuretés et dégraissé à la chaux, au sable ou à l’urine. Après rinçage, il est foulé au pied. Sous l’action de la chaleur et de l’humidité, il se comprime. La laine bouillie est obtenue par un feutrage à haute température. Ensuite, on effectue une tonte de l’étoffe destinée à réduire l’aspect duveteux. Le ramage est destiné à retendre le tissu et à le faire sécher.

Brunette : laine tissée de grande qualité et de couleur foncée.

Bure ou Burel : laine tissée bas de gamme.

Camelin : laine tissée de qualité moyenne.

Camelot : tissu fabriqué avec du poil de chameau originaire d'Asie Mineure. Cette étoffe grossière a été faite successivement de poil de chameau, de chèvre, puis de laine. Il fut importé en Occident dés le 13ème siècle par les français et les Italiens. Belle et riche étoffe tissée en poils de chameau et parfois rehaussée de fils d'or.

Crêpe (nom masculin) : tissu léger en soie ou en laine très fine, auquel on fait subir un certain apprêt pour qu'il ondule. Ce tissu présente donc un aspect ondulé caractéristique, obtenu par l'emploi de fils à forte torsion, dits « fils crêpe ».

Drap : tissu de laine.

Droguet : drap peu épais, de lin, ou demi-fil demi-laine.

Ecarlate : drap de laine de très grande qualité teinté avec la graine de kermès. ou de soie.

Etamine : lainage très fin, contrairement au burel.

Feutre : étoffe non tissée, qui se fait en agglutinant ou foulant du poil ou de la laine.

Serge (féminin) et Sergé (masculin) : étoffe de laine croisée. Vient d’une armure utilisée dans le tissage, le sergé, qui permet d'obtenir des étoffes à côtes obliques...

Tiretaine : tissu de laine de qualité moyenne. Chaîne de lin et de chanvre, trame de laine.



Lin

Le lin est une des rares fibres textiles végétales européennes. Elle a la particularité d'être une fibre longue (plusieurs dizaines de centimètres), par rapport aux fibres courtes (le coton) ou moyennes (la laine). Il est utilisé pour faire des étoffes fines et blanches comme le chainsil, pour la confection des chemises, coiffes et voiles, ou des toiles plus épaisses comme le coutil, employé pour les cottes, les draps ou les tentures murales. Le chanvre, plus rustique, deviendra le plus souvent une toile grossière.
La culture du lin demande un sol très riche qui s’épuise rapidement, on le cultive sur des terres récemment défrichées. La plante sera plongée dans l’eau plusieurs jours pour décoller la fibre de la tige par fermentation. C’est l’étape du rouissage, étape également pratiquée pour le travail du chanvre.

Chainsil ou cainsil : fine étoffe de lin, utilisé pour les chemises, les tuniques, les braies

Coutil : lin un peu épais, pour la confection de draps, cottes ou tentures murales.

Couvre-chef : tissu léger pouvant être très transparent, servant essentiellement à la fabrication de coiffes.

Futaine : La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du 13ème siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom. Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers.

Tiretaine : tissu de laine de qualité moyenne. Chaîne de lin et de chanvre, trame de laine.



Satin

Étoffe lisse et brillante, principalement de soie, mais qui peut être exécutée aussi en coton ou en laine. C’est en effet un terme qui désigne l’une des trois armures principales de tissages, qui définit des étoffes fines et brillantes sur l’endroit et mates à l’envers.
Exemples : Corkserews, draperie en armure satin à répétition ; Crêpe de satin, étoffe avec une surface à grain non lisse ; Damassé, armure de satin avec des motifs carrés ou représentant des fleurs ; Duvetine, étoffe souple et lainé sur une face ; Moleskine, étoffe de coton avec un côté satin et un côté sergé ; Satin duchesse, étoffe lourde et épaisse ; Satin Liberty, étoffe grattée sur l'envers ; Satiné, satin où on a augmenté le nombre de points de liage ; Satinette, étoffe de coton ressemblant à du satin.



Soie

Fil fin et brillant que produit le ver à soie ou bombyx du mûrier (cocon).
Importée d'Orient jusqu'aux premières croisades, puis fabriquée en Italie puis en France à partir du XIIe siècle. Les soies à reflets changeants sont connues dès le XIIe et sont largement utilisées aux XIV et XIVe siècles.
Au VIème siècle, l’élevage du ver à soie débute en europe. Le décoconnage dure de 8 à 10 jours après la fabrication du cocon. Les vers sont enlevés de leur support et triés, après quoi on retire la bourre ou blaze qui a servi à la fixation du cocon. L’étouffage consiste à placer les cocons dans des étuves de 70 à 80°C puis à les tremper dans l’eau bouillante pour que le grès se ramollisse. La chrysalide doit être tuée sans abîmer le cocon. On réunit ensuite une dizaine de fils au moment du dévidage car ceux ci sont trop fins. A l’aide du grès, ces derniers se soudent entre eux en refroidissant. La soie obtenue à ce moment est appelée « grège ». Etant donné qu’elle manque de résistance, on lui fait subir différentes torsions, c’est l’étape dite du moulinage. Vient ensuite le décreusage lorsque l’on fait bouillir la soie dans de l’eau savonneuse pour éliminer le grès. A ce moment, elle est alors appelée soie cuite.
Courant aux XIV et XV èmes siècles, le camocas était un riche tissu de soie souvent agrémenté de rayures d’or ou d’argent fabriqué en Terre Sainte. Le cendal, étoffe de soir que l’on pouvait trouver en plusieurs qualités différentes fut très utilisé durant le moyen-âge.

Camocas : riche tissu de soie souvent agrémenté de rayures d'or ou d'argent fabriqué en Terre Sainte. Il était courant surtout aux 14ème et 15ème siècle.

Cendal : tissu de soie très utilisé au Moyen-Age et qui ressemblait au taffetas. Il en existait de toutes sortes allant de l'étoffe de luxe jusqu'au tissu de doublure très ordinaire. Utilisé pour les chemises, les doublures, les cottes et même les bannières. On peut le teindre et le recouvrir de feuilles d'or. Très répandu dans les teintes rouges.

Crêpe (nom masculin) : tissu léger en soie ou en laine très fine, auquel on fait subir un certain apprêt pour qu'il ondule. Ce tissu présente donc un aspect ondulé caractéristique, obtenu par l'emploi de fils à forte torsion, dits « fils crêpe ».

Damas ou damasquin (masculin) : étoffe de soie à grandes fleurs, ainsi nommée, parce que la première manufacture en est venue de Damas, ville de Syrie.
Tissu de soie ou de laine d'une seule couleur, dont le tissage particulier fait apparaître des motifs mats sur fond satiné.

Mollequin : Mousseline de soie.

Osterin : drap de soie teint en pourpre

Paile : soie brochée d'Alexandrie

Samit : drap de soie plus épais que le cendal, assez proche du satin en moins brillant. Réservé à la noblesse. Il peut être doré, broché, argenté... d'origine bizantine.



Velours

Etoffe rase d'un côté et couverte de l'autre de poils dressés, très serrés, maintenus par les fils du tissu. Ce tissu est fait sur une machine à tisser à deux systèmes de chaînes, dont l'une constitue la structure et la seconde une couche apportant du velouté. Le velours est semblable à la peluche. Inventé au XIIIe siècle, il apparaît surtout à la fin du Moyen-Age.



Etoffes diverses

Dabiky : Le dabiky était un tissu très léger fabriqué au 15ème siècle dans les faubourgs de Damiette. On en faisait des turbans brodés et des robes.

Estrain : Nom donné à la paille utilisée pour fabriquer des chapeaux au Moyen Âge.

Opus anglicanum : broderie sur étoffe tissée d'origine anglaise très dense qui cachait entièrement le tissu qu'elle recouvrait, et caractérisée par une ornementation rehaussée de perles, pierres précieuses ou semi-précieuses. Broderie plutôt à caractère religieux.

Peluche : étoffe à poils longs.

Toile : tissu de fil, de lin, de chanvre, de coton, etc.



Tissus qui n'existent pas encore au Moyen-Age

Dentelle : fin tissu à jours, fait en diverses matières (lin, soie...). Apparition du mot en 1545, et utilisation plus commune au XVIIe siècle.

Mousseline : tissu de coton, de soie ou de laine, léger et translucide. Introduite en Europe au XVIIe siècle.

Taffetas : C’est la moins coûteuse des étoffes de soie. C’est une étoffe de soie fort mince et tissée comme de la toile. Apparition du terme en 1782.[/b]

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MessageSujet: Re: Tissus, cuirs et fourrures    Ven 30 Aoû - 4:05

FOURRURES




La fourrure avait un rôle important et restait un signe de luxe. Elle était utilisée plus particulièrement en bordure, en doublure, sur les chapeaux. Celles qui plaisaient le plus étaient le renard, la létice qui ressemblait à l'hermine, le castor, le gris, le vair et l'hermine. Ces trois dernières fourrures étaient destinées aux vêtements de cour.
La fourrure avait un rôle important et restait un signe de luxe. Celles qui plaisaient étaient le renard, le castor, l’hermine, … L’écureuil, la loutre et le lièvre étaient plutôt réservés aux bourgeois et à la petite noblesse.

Elle se porte rarement tout poil dehors, exception faite de l'hermine pour les vêtements d'apparat. Les vêtements d'hiver sont souvent fourrés: manteaux, houppelandes, peliçons, cottes, chaperons, bonnets, bottes...

Le peuple se contente de peaux de lapin, d'écureuil ou renard. Les nobles utilisent de tout, en grande quantité, quitte à en importer du grand nord ou d'Afrique. L'écureuil, la loutre, le lièvre... étaient plutôt réservés aux bourgeois et à la petite noblesse.

Ce n'est que vers le XIXe siècle que la fourrure devient rare, du fait de la chasse intensive des animaux recherchés pour leur pelage. On commencera alors à créer de la fausse fourrure synthétique.


Fourrure = luxe (renard, hermine, castor, vair, écureuil, loutre, lièvre…les plus précieuses : ours, zibeline, lièvre, renard, petit gris)


Castor
La fourrure du castor est en général brun foncé et brillante, car imperméable.

Hermine
C'est la fourrure la plus chère et la plus rare. L'hermine est un animal de compagnie à l'époque. En été, son pelage est brun sur le dessus, blanc sur le ventre. En hiver, son pelage devient tout blanc, à l'exception du bout de la queue, qui reste noire, et qui lui donne sa spécificité. C'est un animal de montagne et de bocage
Au fil des siècles, on a remplacé cette fourrure par une fourrure de lapin teintée en blanc, notamment chez les magistrats.
Elle symbolise la pureté.

Lapin
C'est la fourrure la plus répandue. On en trouve de plusieurs couleurs: blanc, brun, noir, gris...

Letice
Fourrure blanche moins chère que l'hermine. Elle était cependant très utilisée dans les milieux aristocratiques. Il s'agirait peut-être d'une variété d'hermine, la belette des neiges.

Loutre
Sa fourrure est très recherchée, comme le castor. Elle isole du froid. Son pelage est brun sur le dos, blanc beige sur le ventre.

Ours
On utilise généralement la fourrure de l'ours brun, qui varie du brun au noir, en passant par le roux.

Renard
Dos roux, ventre blanc.
C'est une fourrure dense, douce, soyeuse et longue, qui permet de résister à des températures très froides.
On peut trouver des renards noirs, gris argentés ou autres en Amérique du Nord.

Vair ou petit gris
Le vair désigne la fourrure de l'écureuil du nord. On peut le trouver sous 3 formes:
- menu vair: on utilise à la fois le dos gris et le ventre blanc pour former une fourrure à 2 couleurs. Il est beaucoup utilisé en doublure.
- gros vair: il s'agit de la même chose, mais de moins bonne qualité. Ca dépend essentiellement de la qualité de la fourrure et de la taille des animaux.
- petit gris: on n'utilise que le dos gris de l'animal.

Zibeline (ou marthe)
On trouve la zibeline en Asie du nord-est et en Amérique du Nord. Sa fourrure est une des fourrures les plus chères et les plus douces, qui a été menacée d'extinction. C'est une fourrure foncée, brune, jaune sur le cou, qui a donné son nom à la couleur héraldique sable.

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MessageSujet: Re: Tissus, cuirs et fourrures    Ven 30 Aoû - 4:06


CUIRS





Tannage du cuir à l'écorce de chêne, arbre commun en Europe. On ramasse l'écorce au moment de l'éclosion des bourgeons, c'est à cette époque qu'elle est la plus riche en tanins.

Le cuir au Moyen Age est régi par des artisans spécialisés.

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MessageSujet: Re: Tissus, cuirs et fourrures    Aujourd'hui à 8:11

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Tissus, cuirs et fourrures
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