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 Les "époques" en costume

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Bonne Mémé
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MessageSujet: Les "époques" en costume   Mar 11 Juin - 16:05

De ce que j'ai pu lire, on diviserait à peu près les époques, et du coup les styles vestimentaires (bien qu'il n'y ait jamais de coupure nette dans l'histoire):

- Haut Moyen-Age
dont les Mérovingiens: 481-741
et les Carolingiens: 751-987

Pourquoi y a-t-il un trou de 10 ans... je sais pas.

- Roman: de l'an mille au XIIe siècle

- Gothique: 1200-1300

- Gothique flamboyant: 1340-1420

Au-delà, c'est la Renaissance.
Après, il y a une question de mode, selon si l'on est à Florence, à Venise, en Bourgogne etc etc...
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Bonne Mémé
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MessageSujet: Re: Les "époques" en costume   Mar 11 Juin - 16:09

Différentes époques, tirées en grande partie du livre "Mon costume médiéval" de Claire Lhermey, éditions Equinoxe.


Le Haut Moyen-Age (du Ve au Xe siècle) : Mérovingiens (481-741) & Carolingiens (751-987)
Les costumes s'inspirent de multiples influences, dûes aux invasions barbares, romaines, etc... C'est donc un melting-pot des civilisations romaine, gauloise, bizantine, barbare...

Costume féminin:
Mérovingiens: robe longue ouverte ou non sur le devant, portée sur la chemise ou une robe de dessous, ornée de galons tissés (bas, encolure, poignets), longue ceinture à plaque ouvragée. Comme coiffe, un voile maintenant par des épingles ouvragées. Epoque des petites fibules, des bijoux en forme d'animaux ou de cercle plat, ceintures en émaux et pierres précieuses. Chaussures ressemblant à des bottines en peau ou fourrure, ou des chaussures basses. Pas de vêtements de dessous, hormis la chemise et les chausses (bas), tenues par un ruban ou un lien de cuir (jarretière).

Carolingiens: Même robe longue, ou tunique s'arrêtant à mi-cuisse. Même voile qui fait office de cape, fermé d'une seule et grosse fibule. Toujours des galons, des rubans...

Costume masculin:
Les hommes portent des braies larges ou serrées sur la jambe (à l'aide de bandes molletières), une casaque (tunique) ornée de galons (plus ou moins longue selon le rang, la fonction ou l'activité du porteur), des guêtres de cuir, des chaussures ou des bottines, un manteau de peau (le rhéno), une petite cape courte (la saie), un manteau (quadrangulaire ou semi-circulaire) attaché par une fibule sur l'épaule droite et drapé sur le bras gauche, ou une chape, manteau d'apparat très grand mais plus rare. En guise de vêtement de dessous, une chemise et un caleçon de lin.


Le Roman (de l'an mille au XIIe siècle)
Temps de la féodalité, des premières croisades, des pélerinages, des bâtisseurs de cathédrale... Le costume évoluera surtout dans la 2e moitié du XIIe siècle. Le résultat des croisades: la mode de l'Orient séduit: nouvelles étoffes légères, tissées d'or, aériennes, gaufrées, plissées, ornées... On s'éloigne des vestures imitées des saints.

Costume féminin:
On porte toujours sur la chainse (chemise de corps) une sorte de robe longue appelé bliaut, qui peut être orné au col, aux poignets, aux bras, au bas, de passementeries plus ou moins fastueuses en fonction du rang. Le bliaut est souvent très coloré. La différence, par rapport au Haut Moyen-age, réside en l'évolution des manches: serrées au poignet, évasées, élargies, allongées parfois jusqu'au sol, en forme de bateau...
On porte toujours la ceinture, mais en fils tressés ou noués entrelacés de pierreries. On porte en plus du voile ou pour le remplacer, retenu cette fois-ci par un cerclet de métal, un manteau semi-circulaire comme les hommes, attaché sur les épaules par une ou 2 fibules.

A la fin du XIIe, le bliaut est toujours porté, mais est souvent de crêpes, de mousseline, et est plus ajusté au niveau du buste. On enfile par dessus un corsage surpiqué, ou on coud dessus une large ceinture extensible qui prend le ventre et les hanches et se lace dans le dos. Les manches sont de plus en plus longues, larges, avec diverses formes.
La ceinture, toujours de passementeries et pierreries, fait 2 fois le tour de la taille, et on laisse pendre devant les longues extrémités.
Le voile devient transparent, la mode est à l'enrubannage des cheveux, souvent en 2 longues tresses. La mentonnière, bande de tissu que l'on passe sous le menton, apparaît.

Costume masculin:
Sur la chainse (la chemise de corps), on porte un bliaut (l'ancienne tunique) enfilé par la tête et ouvert au niveau du col, à manches longues et serrées au poignet. Il est plus ou moins long comme avant, et est porté par tous. Il peut être fendu sur les côtés ou le devant. Il est toujours orné de galons brodés ou tissés (passementeries), et est resserré à la taille. On le porte aux genoux pour le travail, la guerre ou la chasse, mi-mollets (miam c'est bon la mimolette) pour les artisans, long pour les personnages importants et/ou nobles.
On porte toujours le manteau, les braies mais plus courtes aux genoux, des chausses en-dessous (bas ou chaussettes), des chaussures, et les pigasses apparaissent (chaussures à bout long, comme des poulaines en quelques sortes).

A la fin du XIIe, on porte toujours le bliaut, les braies à molletières, mais on accessoirise avec une bourse et des bracelets de force.

En gros, au XIIIe:
- les tenues sont plus cintrées
- On ajoute des détails: décolleté agrandi, coiffure, coudières, découpures (déchiquetures, freppes....)
- la cotte est remplacée par le corset (attention! On ne parle pas du corset tel qu'il sera vu quelques siècles plus tard!): porté sous la robe, à manches courtes et à fentes lacées.



Le Gothique (1200-1340)
Assortie au style architectural, la vesture va élancer et allonger les silhouettes. Le commerce sera florissant, et des caractéristiques vont se préciser pour différencier de l'époque précédente.

Costume féminin:
Il reste assez simple: la chemise, appelée chainse et maintenant hoqueton, est maintenant matelassée et souvent sans manche.
On porte par-dessus la cotte, taillée dans des tissus lourds, damassés, brocardés, créant ainsi des plis plus larges. Les traînes rondes apparaissent. Les manches sont larges mais resserrées aux poignets. Elle est souvent serrées à la taille par une fine ceinture.
Par dessus, on porte le surcot, sans manches. Soit il est plus court que la cotte, soit il est relevé en son bas pour laisser apparaître la cotte.
Niveau coiffe, l'on utilise toujours le voile, ainsi que la mentonnière que l'on associe à un touret (comme une boîte ronde posée sur la tête). Le filet résille apparaît, l'on peut le faire tenir par un cerclet. La mentonnière, associée au voile va se développer en une guimpe: un tissu fin qui couvre la gorge, le cou, et se fixe au-dessus des oreilles.
L'on voit aussi apparaître, chez les plus jeunes, des chapels de fleurs au moment du printemps.

Costume masculin:
Jusque là assez court, le costume masculin s'allonge.
La tunique, appelée ensuite bliaut, est à présent appelée la cotte. Elle garde la même forme de base et descend sous le genou, jusqu'aux mollets ou aux chevilles. Elle se porte toujours sur la chemise.
On enfile par dessus un surcot, une robe de dessus sans manches pour permettre de contraster avec la cotte.
On peut encore au-dessus enfiler un garde-corps, doublé pour tenir chaud, dont les manches sont pourvues d'une ouverture sur le devant pour au gré des envies et du temps y glisser les bras ou non.  Ces manches étant la plupart du temps fermées en leur bout, elles pouvaient servir de sac.
On porte toujours le manteau, ou on le remplace par le peliçon, fourré à l'intérieur. Il peut avoir la forme d'un manteau, d'un surcot ou d'un garde-corps. On peut y ajouter une petite cape.
Les hommes commencent à porter des chapeaux. Le bonnet de base, la cale, apparaît. Il existe différentes formes de chapeaux: phrygien, bords remontés ou non, ornés de joyaux, pointus, de paille pour le travail dans les champs. Le chapeau le plus utilisé, qui deviendra un accessoire de mode, reste le chaperon.
On porte toujours les pigasses, ou des souliers en cuir, des bottes assez semblables aux nôtres...


Le Gothique flamboyant (1340-1420)
En pleine période de la guerre de cent ans, mais l'une des plus jolies modes. Les bourgeois s'enrichissent, ils prennent goût au luxe et à la beauté des costumes.

Costume féminin:
On dévoile les formes du corps féminin: la robe s'ajuste, la silhouette est moulée, les épaules se dénudent.
La robe de dessus (appelée cotte, puis surcot) s'appelle maintenant cotardie. On la porte toujours sur la chainse ou un blanchet (sorte de robe de chambre fourrée). Elle est coupée près du corps, lacée dans le dos ou boutonnée devant, les manches sont boutonnées ou ouvertes au coude, on y fait pendre un long pendant de toile. On la relève sur le devant ou le côté pour marcher, à l'aide d'une agrafe. On peut porter sur cette cotardie les armoiries de sa famille.
Les déchiquetures apparaissent au bas des manches.
On porte toujours le surcot, qui dégage les épaules. Les échancrures des manches sont de plus en plus larges, jusqu'à les appeler "fenêtres d'enfer". Le devant du surcot se dote d'un plastron de fourrure ou d'étoffe plus ou moins large.
Au niveau coiffe, l'on commence à voir apparaître les fameuses coiffes à cornes.

Costume masculin:
La cotte devient plus courte et est nommée cotardie, elle s'arrête à mi-cuisse. L'on peut découper le bas en languettes (déchiquetures), les manches sont serrées au bras, se terminant en coudières à lambrequins ou non, ou boutonnées, ou bouffantes resserrées aux poignets. Elles peuvent prendre d'autres formes (sac, entonnoir, bombarde...). Elle porte diverses appellations: gipon, jacque...
Le pourpoint apparaît. Il est inspiré du gambison (gilet matelassé que l'on porte sous l'armure) et du doublet (gilet de dessus). Il est plus ou moins court, rembourré de coton pour obtenir un torse bombé, taille fine. Il est fermé sur son devant par une rangée de boutons.
La houppelande! "Cousine" du manteau et du peliçon, elle est doublée, fourrée, courte ou longue, avec un col montant, resserrée ou non à la taille, bordée de lambrequins... C'est un vêtement très agréable par temps froid, qui sera porté aussi par les femmes.
L'on porte toujours les chausses mais plus longues (les braies se raccourcissant pour devenir ce que l'on appelle les hauts de chausse), le chaperon. La pigasse normande fait place aux poulaines.

L'on notera des vestures simples chez les paysans, une simple chemise, une simple cotte, un tablier...


Vers la Renaissance (jusqu'en 1490)

Costume féminin:
La houppelande masculine est de plus en plus portée par les femmes et devient une robe à part entière. Doublée de fourrure, serrée à la taille (haute), elle forme de gros plis sur le buste et la jupe.
2e moitié du XVe, c'est la mode de la robe à tassel: on garde la richesse des étoffes de la houppelande, la taille haute marquée par une ceinture (bandier). On y ajoute un décolleté en pointe. Elle peut avoir une traîne.
Sur les autres robes, on porte une ceinture lâche munie d'une chaînette sur les hanches, la ceinture demi-ceint.
Les coiffes! La grande mode! Bourrelet, coiffures à cornes, hennin!

Costume masculin:
Chez les hommes, la robe longue va être principalement portée par les hauts dignitaires, les riches commerçants, les nobles... Les jeunes vont lui préférer le pourpoint.
Ce dernier s'évase en son bas comme une jupon, le torse est toujours matelassé pour être bombé, les manches sont fantaisistes (larges, étroites, bouffantes, fendues...).
On porte également la journade, une tunique courte sans ceinture avec ou sans manches, dont la taille n'est pas marquée. Très agréable pour la guerre, la chasse, le travail...
Au niveau chaussures, les bottes hautes comme des cuissardes apparaissent: les heuses.
Au niveau chapeau, le chaperon, toujours, ainsi que des chapeaux de différentes formes.


La Renaissance (XVIe...)

Mode mixte, La chemise, qui était jusque-là cachée sous diverses couches, devient une marque de richesse. On la montre, en faisant des crevées dans les pourpoints et les robes. On décore les manches et les cols avec de la dentelle, qui apparaît au milieu du XVIe. Elle ne sera utilisée que pour les tenues masculines pour commencer.
Il est de bon ton également d'avoir un large choix de manches amovibles, afin de créer de très nombreuses tenues.
La fraise fait son apparition, et deviendra un col plissé de plus en plus volumineux.
La mode espagnole fait des ravages à la fin du XVIe: les tenues sont rigidifiées et géométrisées. Une mode très austère, qui influença notamment la mode anglaise: manches étroites, jupon de grande ampleur pour les femmes.


Costume féminin
Les coiffes se font plus sages, la robe à tassel fait place à un décolleté carré, et une fente triangulaire sur le devant de la robe du dessous. Les corsets qui affinent la taille et écrasent la poitrine font leur apparition, ainsi que le vertugadin, ce système de bourrelet posé sur les hanches pour les élargir, ou de structures métalliques qui servent à donner de l'ampleur au jupon. On l'appelait d'ailleurs aussi "cache-enfant", je vous laisse deviner pourquoi...
Les femmes portent une robe de dessus (gamurra ou simarre) et une de dessous plus longue (sottana).
Les manches sont soient ajustées avec des épaulettes, soit bouillonnées.
La traîne est relevée et longue.

Costume masculin
Les hommes s'habillent à mi-cuisse ou aux genoux avec un pourpoint, un manteau à larges revers, des chausses... Les poulaines font places aux fameuses chaussures à bout large "en bec de canard".
On porte des "bibis" (comme les toques féminines des RR, typique de la mode vénitienne), des chapeaux à plume...



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MessageSujet: Re: Les "époques" en costume   Ven 21 Fév - 18:52

Du décolleté féminin


Il est la plupart du temps arrondi.
Il prend une forme triangulaire au XVe notamment avec les robes à tassel.
Fin XVe, il se transforme en col carré et plat, comme à la mode bourguignonne.

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MessageSujet: Re: Les "époques" en costume   Ven 21 Fév - 18:59


Des sous-vêtements


Même si depuis l'on a découvert qu'il existait peut-être des soutien-gorges au Moyen-Age, les sources sont très claires à ce sujet.

Les femmes ne portent pas de culotte.
En guise de soutien-gorge, elle emprisonnent leur poitrine, PAR-DESSUS la chainse, dans des bandes de tissu.
Le sous-vêtement féminin ressemble plutôt à une longue chemise décolletée à manches.
En guise de robe de chambre, elle peuvent porter un blanchet.


Les hommes portent une culotte, qui ressemble étrangement à un caleçon lacé (ou plus rarement boutonné, les boutons étant surtout un accessoire de mode et donc montré). On le voit souvent sur des représentations paysannes, ou les hommes portent des chausses non plaines, laissant apparaître le caleçon au niveau du fessier.

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Dernière édition par Aemilia le Ven 21 Fév - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les "époques" en costume   Ven 21 Fév - 19:00

[quote="Aemilia"]
De la représentation de la femme idéale


Comment apparaît la femme idéale sur les peintures du Moyen-Age?

- tête inclinée vers l'avant
- une poitrine aussi plate que possible
- le ventre et les hanches avancées vers le devant

Au XIIIe, la mode est au ventre arrondi. L'on place des bourrelets de tissu au niveau du ventre pour donner cet effet.

Dès la moitié du XVe siècle, on la pare de fourrure.

Après cela:
- haut gaîné
- bas allongé par une traîne
- reins cambrés
- hanches larges
- buste ajuste

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